Compte dédié ou compte pro : ce qui est obligatoire
Un compte dédié sépare vos opérations professionnelles de vos dépenses personnelles. Une offre « pro » est un produit commercial : les deux notions ne se confondent pas, comme l’expliquent Service-Public et la Direction générale des Entreprises.
Pour un micro-entrepreneur, un compte personnel séparé peut convenir, à condition que l’établissement accepte cet usage et l’intitulé comportant votre nom suivi de « EI ». Cette possibilité légale ne signifie donc pas que votre banque actuelle l’autorise dans son contrat.
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Votre situation
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La règle à retenir
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Micro-entreprise de services sous le seuil
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Pas d’obligation générale de souscrire une offre pro dès la création
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Chiffre d’affaires supérieur à 10 000 € pendant 2 années civiles consécutives
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Compte dédié obligatoire
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Activité commerciale, notamment achat-revente
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Compte dédié dès le début, quel que soit le chiffre d’affaires
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Création d’une SASU, SAS, EURL ou SARL
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Parcours distinct, avec dépôt du capital et compte au nom de la société
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Le seuil s’apprécie sur les années civiles, pas sur une période glissante.
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Une seule année de dépassement ne suffit pas à déclencher cette obligation pour une activité de services.
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Cette règle ne correspond ni aux plafonds du régime micro ni aux seuils de franchise de TVA.
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Séparer les flux reste utile pour retrouver vos encaissements, cotisations et dépenses, même sans obligation immédiate.
De 0 à 10,90 € HT : comparer ce qui est inclus
Le bon point de départ est votre utilisation : virements sortants, prélèvements, chèques, espèces et besoin d’assistance. Un abonnement gratuit peut convenir à un freelance payé par virement, mais pas forcément à un commerçant qui dépose régulièrement sa caisse.
Les montants ci-dessous sont ceux du dossier tarifaire d’octobre 2026, hors promotions temporaires. Ils servent à comparer les formules d’entrée, pas à annoncer un coût total identique pour toutes les entreprises.
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Offre
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Abonnement mensuel HT en 2026
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Condition ou limite à regarder
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Indy
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0 €
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Ni chèques ni espèces ; compte adossé à Swan
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Shine Free
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0 €
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5 virements par mois
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N26 Business Standard
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0 €
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Ni chèques ni espèces
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BoursoBank
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0 €
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Réservé aux clients disposant déjà d’un compte personnel
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Finom Solo
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0 €
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Gratuité réservée aux indépendants ; frais possibles si la carte reste inutilisée
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Blank
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Dès 6 €
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Vérifier les opérations et services compris dans la formule
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Propulse by CA Start
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Dès 8 €
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Évolution annoncée vers Pro by CA
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Qonto Basic
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Dès 9 € en annuel ; 11 € au mois
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30 virements ou prélèvements par mois
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Banque Populaire Rythméo Start
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Dès 9,90 €
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Examiner les conditions de l’offre et les services en agence
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Hello bank! Pro
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10,90 €
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Dépôts de chèques et d’espèces via le réseau BNP Paribas
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Les tarifs, frais et conditions évoluent selon l’établissement et la formule : vérifiez la grille officielle applicable avant toute souscription.
Pour comparer sur une année, additionnez abonnement, opérations hors forfait et options réellement nécessaires. Le paiement annuel peut réduire le tarif affiché, mais implique un engagement différent d’une formule mensuelle.
Les frais qui changent vraiment la facture
Le montant affiché en gros ne dit pas combien coûtera votre fonctionnement quotidien. Chez Qonto, par exemple, les modules et accès supplémentaires s’ajoutent à l’abonnement ; chez Shine, les dépôts disponibles à partir de Start entraînent des frais distincts.
Pour une micro-entreprise qui ne récupère pas la TVA, le montant TTC effectivement débité mérite autant d’attention que le prix HT. Demandez aussi quels services sont soumis à TVA, plutôt que d’appliquer une conversion uniforme à tous les frais bancaires.
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Virements et prélèvements : comptez vos opérations sortantes et vérifiez ce qui consomme le quota.
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Chèques et espèces : regardez le coût du dépôt, ses plafonds et les modalités pratiques.
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Carte : contrôlez les conditions d’utilisation, les retraits et les éventuels frais d’inactivité.
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International : comparez frais de change, virements hors SEPA et frais de réception.
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Options : distinguez facturation incluse, outils comptables payants et accès supplémentaires.
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Assistance : vérifiez la présence d’un téléphone et les canaux accessibles avec votre formule.
Une promotion de bienvenue ne remplace pas cette lecture. L’offre intéressante est celle dont le coût reste adapté après la période promotionnelle, avec vos opérations habituelles.
Votre argent est-il protégé de la même façon ?
Une banque et un établissement de paiement n’offrent pas le même mécanisme de protection. L’appartenance d’une marque à un groupe bancaire ne suffit pas : c’est l’entité qui tient votre compte et son statut qui comptent.
Dans un établissement de crédit, la garantie des dépôts couvre jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement, selon les conditions applicables en 2026. Pour un établissement de paiement, le cantonnement consiste à séparer les fonds des clients des fonds propres de l’entreprise : ce n’est pas une garantie des dépôts équivalente.
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Qonto et Shine sont des établissements de paiement, pas des banques ; la demande de licence bancaire de Qonto ne change pas à elle seule son statut.
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Indy s’appuie sur Swan, établissement de monnaie électronique, avec un mécanisme de cantonnement.
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Hello bank! Pro relève d’un établissement de crédit.
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Revolut connaît une migration vers son entité française : la garantie reste lituanienne avant migration, puis relève du FGDR selon l’entité contractuelle.
Le réflexe utile est de vérifier le nom juridique dans votre contrat, puis son statut dans REGAFI. Pour Revolut, l’information pertinente est celle de votre propre compte, pas seulement l’annonce générale de la migration.
Quel compte retenir selon votre activité ?
Réduire la comparaison à quelques offres adaptées évite de parcourir des catalogues inutiles. Commencez par ce qui pourrait vous bloquer : dépôt d’espèces impossible, statut refusé, absence de découvert ou justificatifs difficiles à fournir.
Si vous êtes expatrié ou dirigeant non-résident, vérifiez l’acceptation de votre résidence fiscale et les documents exigés avant d’engager les formalités. Un parcours en ligne ne signifie pas que tous les profils ou secteurs sont acceptés.
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Freelance payé uniquement par virement : Indy, Shine Free ou N26 peuvent entrer dans la comparaison ; départagez-les sur les quotas et les outils utiles.
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Client personnel BoursoBank : son offre professionnelle mérite d’être examinée, sans supposer qu’elle accompagne toutes les démarches de création.
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Artisan ou commerçant avec des dépôts : comparez Hello bank! Pro, une banque à réseau et Shine Start selon la fréquence des remises.
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Activité internationale : Revolut Business peut être pertinent à étudier, en comparant les devises utilisées et les frais hors forfait.
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Besoin de trésorerie : examinez une facilité de caisse ou un financement séparément ; leur disponibilité et leur coût dépendent de votre dossier.
Société en création ou changement de compte : les points pratiques
Pour une SASU, SAS, EURL ou SARL, le dépôt de capital est une étape distincte du choix d’abonnement. Les fonds sont déposés auprès d’une banque ou d’un notaire ; un service en ligne peut organiser ce parcours avec un partenaire.
Les délais annoncés supposent un dossier complet et accepté : ils ne garantissent pas votre date d’immatriculation. Comparez le coût du dépôt, l’abonnement associé, les justificatifs demandés et les conditions d’accès au compte après la création.
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Capital : minimum de 1 € ; libération minimale de 50 % en SAS/SASU et de 20 % en SARL/EURL, avec le solde dans les 5 ans.
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Changement de compte : ouvrez le nouveau avant de fermer l’ancien, transférez les coordonnées auprès des clients et organismes, puis contrôlez les flux ; la mobilité bancaire automatique ne couvre pas les professionnels.
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CFE : si vous êtes redevable, paiement dématérialisé au plus tard le 15 décembre 2026.
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Facturation électronique : réception obligatoire depuis le 1er septembre 2026 pour les assujettis concernés, y compris en franchise ; émission pour les petites entreprises et micros au 1er septembre 2027.
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Grilles tarifaires : comparez les conditions applicables au renouvellement, sans présumer d’une hausse générale.
Questions fréquentes
Un deuxième compte personnel suffit-il pour une micro-entreprise ?